A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit
d'Erik L’Homme
Publié en 2011
Autres tomes et articles connexes :
1/ La pâle lumière des ténèbres
2/ Les limites obscures de la magie
3/ L’étoffe fragile du monde
4/ Le subtil parfum du soufre
5/ Là où les mots n’existent pas
L’auteur : Erik L'Homme est né il y a une quarantaine d'années dans les montagnes du Dauphiné. Une enfance drômoise, au contact de la nature et des livres, lui a donné le goût des escapades en tout genre. Parti sur les traces des héros de ses lectures, bourlingueurs et poètes, ses pas l'ont entraîné aux portes de l'Asie centrale, sur la piste de l'homme sauvage, et jusqu'aux Philippines, à la recherche d'un trésor fabuleux. De retour en France, il a entrepris la rédaction d'une thèse de doctorat d'Histoire et civilisation. Il a ensuite travaillé comme journaliste dans le domaine de l'environnement. Le succès de ses romans pour la jeunesse lui a permis de vivre de sa plume et de partager son temps entre l'écriture, les voyages et les longues marches. C'est en 2008, un soir de décembre, que Pierre Bottero et lui ont imaginé une série fantastique dont ils signeraient alternativement les livres. A comme Association était né.
Quatrième de couv’ : Lorsque Jasper se décide enfin à revenir à l'Association, il trouve porte close. Entre de faux Agents qui traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro et de vrais vampires qui organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue, il n'a pas le temps de s'étonner. Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d'Ombe qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper mène l'enquête… …Ignorant que Walter a disparu et que Mademoiselle Rose passe son temps à discuter avec un miroir, accroché dans sa cuisine ! Jasper sauve la vie de l'Agent stagiaire Nina et remonte avec elle la piste de l'étrange sorcier. Une piste semée de cadavres. Mais qui, du sorcier qui a pris Walter en chasse ou de la troublante Nina, risque le plus de causer sa perte ?
/!\ Avant-propos : Pour ceux qui ne connaissent pas encore la série et envisagent de la lire, je déconseille la lecture de ce billet qui pourrait révéler des événements survenant dans les tomes précédents.
Pour avoir un avis sur les premiers tomes de la série, je vous invite à découvrir mes billets sur les premiers tomes, d’abord celui d’Erik L’Homme, puis celui de Pierre Bottero.
Avis personnel : J’avais déjà été un petit peu déçue par le cinquième tome, que je considérais comme un tome de « transition », Erik L’Homme devant dorénavant poursuivre l’histoire sans Pierre Bottero.
C’était le moyen de prendre une nouvelle direction et de recentrer l’histoire sur le seul personnage de Jasper. Tout en étant émouvant, il avait plus ou moins réussi à relancer l’intrigue, même si je déplorais le peu de révélations.
J’espérais davantage de rebondissements, d’actions et surtout d’éclaircissements dans ce tome et je dois dire que sur ce point, j’ai été une nouvelle fois déçue.
Toute l’intrigue du tome est résumée dans la quatrième de couverture et à chaque page tournée, j’espérais une nouveauté… et non.
Jasper, après avoir recouvré ses forces, retourne à l’Association pour quémander une nouvelle mission. Pour la première fois depuis la découverte de ses talents, il trouve le bureau fermé et aucune présence de ses dirigeants. Walter lui avait bien semblé bizarre ces derniers-temps… mais de là à abandonner l’Association !
Jasper est bien décidé à enquêter de son propre côté et découvrir ce qui se trame derrière tout ce mystère. J’étais aussi partante que notre héros au début de l’aventure, et tout aussi perdue que lui à la dernière page…
Jasper ne sera pas seul pour affronter de nouveau les vampires, de faux Agents et d’étranges bouffons : il peut compter sur l’aide d’Ombe, toujours présente… mais selon son bon vouloir ; sa puissante magie et notamment son sortilège Fafnir qui devient presque un animal de compagnie ; les autres stagiaires de l’Association et tout particulièrement de Nina…
Parlons-en, de Nina. Je suppose que c’est la comparaison avec Ombe qui ne va pas en sa faveur, mais ce nouveau personnage ne m’a pas touchée plus que ça. Elle fait plus figure de « potiche » qu’autre chose, n’étant d’aucune utilité à Jasper et le gênant davantage qu’elle ne l’aide.
Elle n’a rien d’une Ombe au caractère bien trempé, mais tout de « la jeune fille qu’il faut sauver et qui a besoin de s’accrocher à son héros sinon elle a peur ». C’est un peu exagéré, mais à peine.
Il ne manquerait plus que Jasper tombe amoureux d’elle ! Arglaë la trolle est bien plus intéressante malgré son état de… euh… trolle.
Ombe n’était pas mon personnage préféré au premier abord, avec cette attitude sans faille mais elle faisait preuve de sensibilité dans ses dernières apparitions et les quelques dialogues qu’elle entretient par pensée avec Jasper ne suffisent pas à combler son manque à mon goût.
Heureusement, d’autres personnages – plus intéressants que Nina – prennent aussi davantage d’ampleur. C’est tout particulièrement le cas de Mademoiselle Rose, la secrétaire de l’Association qui n’a finalement rien d’une simple secrétaire.
On savait déjà que Jasper la portait en haute estime (tout en craignant grandement ses représailles en cas de petite bavure…) et qu’elle était la fidèle confidente du grand chef Walter, mais elle prend dans ce tome une nouvelle dimension.
Devant la fuite de Walter, elle se retrouve seule pour diriger l’Association, traquer les Anormaux avec les maigres effectifs restants (quand on doit se résoudre à envoyer des stagiaires…) et surtout, percer le mystère qui plane autour de Jasper à jour.
Mademoiselle Rose a beau être souvent présente dans ce tome, avec des chapitres qui lui sont entièrement consacrés, elle ne prend pas vraiment part à l’action. A travers ses dialogues avec un miroir (qui renferme un démon, non Mademoiselle Rose n’est pas encore folle !), nous parvenons à en apprendre un peu plus sur cet intriguant personnage, maigre consolation devant toutes les questions qui restent sans réponse !
Le roman commence pourtant avec un prologue étonnant qui nous fait dévorer les pages à toute allure pour découvrir le fin mot de cette histoire mais je crois bien que les dernières pages nous laissent encore davantage embrouillés.
Au sein même du livre, Erik L’Homme alterne les chapitres d’action « pure » où l’on suit les pérégrinations de Jasper (ou de Mademoiselle Rose) avec de petits passages plus portés sur les réflexions du protagoniste (intéressantes mais qui surviennent trop brusquement et coupent un peu l’action) ou sur ses étranges cauchemars (qui là n’apportent rien à l’histoire puisqu’ils sont pour l’instant incompréhensibles).
J’espère que le tome 7 (déjà sorti, il ne reste plus qu’à l’acheter et à attendre que la fratrie ait fini de le lire) apportera des réponses à toutes les questions que je me pose concernant Jasper et Ombe, sans quoi cette série qui m’avait tant plu à son commencement, risque bien de finir dans les déceptions…
Heureusement, il reste le formidable travail d’écrivain d’Erik L’Homme qui reste toujours assez agréable à lire. Comme d’habitude, l’humour et les petites références sont au rendez-vous, tout en étant plus savamment dosés, comme si l’auteur suivait l’avancée de Jasper et prenait plus de retenue au fur et à mesure que celui-ci gagnait en maturité.
En bref : Un avis très mitigé concernant ce tome… Des questionnements à gogo : le mystère ne cesse de s’épaissir et aucune réponse à l’horizon ! Au bout du sixième tome, il serait peut-être temps de nous éclaircir un peu ?
De plus, de nouveaux personnages font leur apparition pour combler le vide laissé par la disparition d’Ombe mais ceux-ci n’ont pas su retenir mon attention (Nina en première ligne…).
Heureusement, il y a quelques révélations concernant Mademoiselle Rose et l’écriture d’Erik L’Homme est toujours aussi savoureuse, ce qui suffit pour me donner envie de lire la suite.
Liens : A comme Association
J’ai terminé ce livre le 27 novembre 2011 ; depuis le temps, ma mémoire m’a sûrement fait défaut et je vous prie de me pardonner tous les petits oublis que j’ai pu commettre….







