« Les livres ont les mêmes ennemis que l’homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps ; et leur propre contenu. »

A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit
d'
Erik L’Homme


http://libre-et-ris.cowblog.fr/images/Couvertures/AcommeAssociationT6.jpgPublié en 2011

Autres tomes et articles connexes :
1/ La pâle lumière des ténèbres
2/ Les limites obscures de la magie
3/ L’étoffe fragile du monde
4/ Le subtil parfum du soufre
5/ Là où les mots n’existent pas

L’auteur : Erik L'Homme est né il y a une quarantaine d'années dans les montagnes du Dauphiné. Une enfance drômoise, au contact de la nature et des livres, lui a donné le goût des escapades en tout genre. Parti sur les traces des héros de ses lectures, bourlingueurs et poètes, ses pas l'ont entraîné aux portes de l'Asie centrale, sur la piste de l'homme sauvage, et jusqu'aux Philippines, à la recherche d'un trésor fabuleux. De retour en France, il a entrepris la rédaction d'une thèse de doctorat d'Histoire et civilisation. Il a ensuite travaillé comme journaliste dans le domaine de l'environnement. Le succès de ses romans pour la jeunesse lui a permis de vivre de sa plume et de partager son temps entre l'écriture, les voyages et les longues marches. C'est en 2008, un soir de décembre, que Pierre Bottero et lui ont imaginé une série fantastique dont ils signeraient alternativement les livres. A comme Association était né.

Quatrième de couv’ : Lorsque Jasper se décide enfin à revenir à l'Association, il trouve porte close. Entre de faux Agents qui traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro et de vrais vampires qui organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue, il n'a pas le temps de s'étonner. Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d'Ombe qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper mène l'enquête… …Ignorant que Walter a disparu et que Mademoiselle Rose passe son temps à discuter avec un miroir, accroché dans sa cuisine ! Jasper sauve la vie de l'Agent stagiaire Nina et remonte avec elle la piste de l'étrange sorcier. Une piste semée de cadavres. Mais qui, du sorcier qui a pris Walter en chasse ou de la troublante Nina, risque le plus de causer sa perte ?

/!\ Avant-propos : Pour ceux qui ne connaissent pas encore la série et envisagent de la lire, je déconseille la lecture de ce billet qui pourrait révéler des événements survenant dans les tomes précédents.
Pour avoir un avis sur les premiers tomes de la série, je vous invite à découvrir mes billets sur les premiers tomes, d’abord celui d’Erik L’Homme, puis celui de Pierre Bottero.

Avis personnel : J’avais déjà été un petit peu déçue par le cinquième tome, que je considérais comme un tome de « transition », Erik L’Homme devant dorénavant poursuivre l’histoire sans Pierre Bottero.
C’était le moyen de prendre une nouvelle direction et de recentrer l’histoire sur le seul personnage de Jasper. Tout en étant émouvant, il avait plus ou moins réussi à relancer l’intrigue, même si je déplorais le peu de révélations.

J’espérais davantage de rebondissements, d’actions et surtout d’éclaircissements dans ce tome et je dois dire que sur ce point, j’ai été une nouvelle fois déçue.
Toute l’intrigue du tome est résumée dans la quatrième de couverture et à chaque page tournée, j’espérais une nouveauté… et non.

Jasper, après avoir recouvré ses forces, retourne à l’Association pour quémander une nouvelle mission. Pour la première fois depuis la découverte de ses talents, il trouve le bureau fermé et aucune présence de ses dirigeants. Walter lui avait bien semblé bizarre ces derniers-temps… mais de là à abandonner l’Association !
Jasper est bien décidé à enquêter de son propre côté et découvrir ce qui se trame derrière tout ce mystère. J’étais aussi partante que notre héros au début de l’aventure, et tout aussi perdue que lui à la dernière page…

Jasper ne sera pas seul pour affronter de nouveau les vampires, de faux Agents et d’étranges bouffons : il peut compter sur l’aide d’Ombe, toujours présente… mais selon son bon vouloir ; sa puissante magie et notamment son sortilège Fafnir qui devient presque un animal de compagnie ; les autres stagiaires de l’Association et tout particulièrement de Nina…

Parlons-en, de Nina. Je suppose que c’est la comparaison avec Ombe qui ne va pas en sa faveur, mais ce nouveau personnage ne m’a pas touchée plus que ça. Elle fait plus figure de « potiche » qu’autre chose, n’étant d’aucune utilité à Jasper et le gênant davantage qu’elle ne l’aide.
Elle n’a rien d’une Ombe au caractère bien trempé, mais tout de « la jeune fille qu’il faut sauver et qui a besoin de s’accrocher à son héros sinon elle a peur ». C’est un peu exagéré, mais à peine.
Il ne manquerait plus que Jasper tombe amoureux d’elle ! Arglaë la trolle est bien plus intéressante malgré son état de… euh… trolle.

Ombe n’était pas mon personnage préféré au premier abord, avec cette attitude sans faille mais elle faisait preuve de sensibilité dans ses dernières apparitions et les quelques dialogues qu’elle entretient par pensée avec Jasper ne suffisent pas à combler son manque à mon goût.

Heureusement, d’autres personnages – plus intéressants que Nina – prennent aussi davantage d’ampleur. C’est tout particulièrement le cas de Mademoiselle Rose, la secrétaire de l’Association qui n’a finalement rien d’une simple secrétaire.
On savait déjà que Jasper la portait en haute estime (tout en craignant grandement ses représailles en cas de petite bavure…) et qu’elle était la fidèle confidente du grand chef Walter, mais elle prend dans ce tome une nouvelle dimension.
Devant la fuite de Walter, elle se retrouve seule pour diriger l’Association, traquer les Anormaux avec les maigres effectifs restants (quand on doit se résoudre à envoyer des stagiaires…) et surtout, percer le mystère qui plane autour de Jasper à jour.

Mademoiselle Rose a beau être souvent présente dans ce tome, avec des chapitres qui lui sont entièrement consacrés, elle ne prend pas vraiment part à l’action. A travers ses dialogues avec un miroir (qui renferme un démon, non Mademoiselle Rose n’est pas encore folle !), nous parvenons à en apprendre un peu plus sur cet intriguant personnage, maigre consolation devant toutes les questions qui restent sans réponse !

Le roman commence pourtant avec un prologue étonnant qui nous fait dévorer les pages à toute allure pour découvrir le fin mot de cette histoire mais je crois bien que les dernières pages nous laissent encore davantage embrouillés.
Au sein même du livre, Erik L’Homme alterne les chapitres d’action « pure » où l’on suit les pérégrinations de Jasper (ou de Mademoiselle Rose) avec de petits passages plus portés sur les réflexions du protagoniste (intéressantes mais qui surviennent trop brusquement et coupent un peu l’action) ou sur ses étranges cauchemars (qui là n’apportent rien à l’histoire puisqu’ils sont pour l’instant incompréhensibles).

J’espère que le tome 7 (déjà sorti, il ne reste plus qu’à l’acheter et à attendre que la fratrie ait fini de le lire) apportera des réponses à toutes les questions que je me pose concernant Jasper et Ombe, sans quoi cette série qui m’avait tant plu à son commencement, risque bien de finir dans les déceptions…

Heureusement, il reste le formidable travail d’écrivain d’Erik L’Homme qui reste toujours assez agréable à lire. Comme d’habitude, l’humour et les petites références sont au rendez-vous, tout en étant plus savamment dosés, comme si l’auteur suivait l’avancée de Jasper et prenait plus de retenue au fur et à mesure que celui-ci gagnait en maturité.

En bref : Un avis très mitigé concernant ce tome… Des questionnements à gogo : le mystère ne cesse de s’épaissir et aucune réponse à l’horizon ! Au bout du sixième tome, il serait peut-être temps de nous éclaircir un peu ?
De plus, de nouveaux personnages font leur apparition pour combler le vide laissé par la disparition d’Ombe mais ceux-ci n’ont pas su retenir mon attention (Nina en première ligne…).
Heureusement, il y a quelques révélations concernant Mademoiselle Rose et l’écriture d’Erik L’Homme est toujours aussi savoureuse, ce qui suffit pour me donner envie de lire la suite.

Liens : A comme Association


J’ai terminé ce livre le 27 novembre 2011 ; depuis le temps, ma mémoire m’a sûrement fait défaut et je vous prie de me pardonner tous les petits oublis que j’ai pu commettre….

#Publié dans Fantasy le 04/03/2012 à 20:18 | 2 illustrations

The Pride and Prejudice Challenge


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Aujourd’hui, le fameux roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, fête ses 199 ans !
Mlle Alice nous propose donc sur son blog de passer l’année à célébrer ce chef-d’œuvre en dévorant des adaptations, qu’elles soient littéraires avec la paralittérature austenienne qui ne cesse de se développer, ou bien cinématographiques avec les films et séries dérivés, sans oublier le livre original : à lire et à relire !

Mlle Alice le dit mieux que moi, et je vous laisse lire sa présentation du challenge :
« Pride and Prejudice a été édité pour la tout première fois le 28 Janvier 1813! Dans l'esprit d'un décompte des dernières secondes avant minuit le 31 Décembre au soir, je vous propose de décompter ensemble les derniers mois avant le bicentenaire de sa publication. Pour ce faire, je vous propose de lire, relire, voir, revoir tout ce dont vous avez envie autour d'Orgueil et Préjugés. »

Les règles sont très simples : s’inscrire sur le blog d’Alice et publier le plus de chroniques possibles autour d’Orgueil et préjugés !

Cette page sera mise à jour en fonction de l’avancée du challenge, ainsi que celle concernant le Challenge Austenien (ou comment faire d’une pierre deux coups…).


Le décompte a commencé…

In Jane Austen we trust !

#Publié dans Challenges le 28/01/2012 à 22:45 | 14 illustrations

On dit qu’il vaut mieux tard que jamais, alors…

Bonne année 2012 !



Il est, je crois, temps de faire un bilan sur l’année 2011 (livresquement parlant).
En 2010, j’avais lu 95 livres et j’espérais bien atteindre la centaine cette année : je suis bien loin de mon objectif avec seulement 54 livres lus ! C’est presque moitié moins que l’année dernière et si je m’attendais à une baisse de régime due à mes études bien trop prenantes, je ne l’imaginais pas si importante…

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Très peu de surprises cette année, que ce soit au niveau des genres majoritairement lus, des coups de cœur ou des grosses déceptions…
Plus de la moitié des livres que j’ai lus en 2011 traitent de l’imaginaire et je n’ai que vaguement touché au théâtre et à la poésie, chose que j’avais prévue de revoir cette année !


Passons donc maintenant aux coups de cœur de 2011 :

  
Fantasy :

Mon genre de prédilection, peu de surprises de ce côté-là avec des auteurs que j’appréciais déjà beaucoup…

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A comme Association, de Pierre Bottero & Erik L’Homme (tome 1tome 2tome 3tome 4tome 5 – tome 6) : Il y avait bien longtemps que je n’avais pas autant accroché à un cycle jeunesse ! Je trouve les intrigues trop souvent bâclées et les personnages trop peu développés mais avec l’association de deux auteurs que j’admire, qui ont écrit La Quête d’Ewilan, Les Mondes d’Ewilan, Le Pacte des Marchombres ou bien Le Livre des Etoiles pour le second auteur, je prenais peu de risques !
Je trouve bien toujours quelques reproches, au niveau des mystères qui s’étirent un peu trop en longueur mais suivre les péripéties de Jasper me fait toujours passer un bon moment de rigolade !

Le chant du troll, de Pierre Bottero & Gilles Francescano : Encore une fois, aucune surprise ! L’histoire est très enfantine mais le message touchant et joliment raconté. Les illustrations sont de plus magnifiques, ce qui ne gâche rien !

Les Bannis et les Proscrits
, de James Clemens (tome 5) : Là encore, ce n’est pas une grosse découverte… J’ai aimé les quatre premiers tomes, le dernier m’a évidemment plu ! Je suis maintenant curieuse de découvrir le nouveau cycle de l’auteur et j’espère l’apprécier tout autant.

Lettres du Père Noël, de J. R. R. Tolkien : L’occasion de découvrir cet auteur de renommé sous un nouvel angle avec ces délicieuses lettres adressées à ses enfants sur près de vingt ans. Si l’œuvre ne vaut évidemment pas Le Seigneur des Anneaux ou encore mieux, Le Silmarillion, elle fait comme Bilbo le Hobbit découvrir la magie de Tolkien. A lire la veille de Noël au coin du feu !

L’Assassin Royal, de Robin Hobb (
tome 7tome 8tome 9tome 10tome 11tome 12tome 13) : Le meilleur pour la fin ! Je ne crois pas que j’arriverais un jour à faire passer à quel point j’aime cette série ; il est donc inutile d’épiloguer dessus pendant des heures. Je dirais simplement que ce second cycle est un peu en-dessous du premier mais être en-dessous de la perfection, c’est toujours être au-dessus de tous les livres fantasy que j’ai pu lire jusqu’à présent (bon, je n’ai pas encore lu Le Trône de fer…)



Classiques :

Je m’étais fixée comme objectif l’année dernière de découvrir plus de classiques : j’en ai lu assez peu mais plus de la moitié d’entre eux figurent dans ms coups de cœur : je dois donc renouveler l’expérience plus souvent !

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Raison et sentiments, de Jane Austen : Sans trop de surprise… Ce n’est pas roman préféré de l’auteur, et s’il n’égale pas Orgueil et préjugés ou Persuasion, c’est toujours un plaisir de retrouver la délicieuse plume de la dame.

Agnes Grey, d’Anne Brontë : J’ai découvert Emily et j’ai aimé. Puis j’ai découvert Charlotte et j’ai adoré. Je ne pouvais qu’apprécier la troisième sœur et je serais ravie d’en découvrir encore davantage !

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell : J’attendais depuis longtemps d’avoir le temps de découvrir ce volumineux chef-d’œuvre et une seule question subsiste : pourquoi ai-je attendu tant de temps ?
Scarlett O’Hara est une héroïne merveilleuse et Rhett Butler rejoint Darcy et Rochester dans le cercle très fermé des respectables personnages masculins à épouser ! En plus d’une superbe histoire d’amour, le fond historique est vraiment prenant !

Les Raisins de la colère,  de John Steinbeck : J’avais découvert A l’est d’Eden en 2010 et j’ai poursuivi ma découverte en 2011… Un roman par an me semble un bon moyen de découvrir toute l’œuvre de ce génie !
Que ce soit en français ou en anglais, j’adore toujours autant sa façon d’écrire et les sujets traités !



Contemporains :

C’est seulement là que figurent les vraies révélations de l’année 2011 ! J’en lis assez peu mais je préfère me tourner vers des « valeurs sûres »…

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Côté face, d’Anne Denier : Merci à Matilda d’en avoir tant parlé autour d’elle, sans quoi je serais sans doute passée à côté d’une superbe histoire ! Très jolie écriture, histoire travaillée et intrigante, atmosphère pesante… J’adore !
Vivement la fin de l’année (scolaire, j’entends) pour que je puisse enfin découvrir Noces de Lune.

Dôme, de Stephen King (
tome 1 tome 2) : Il fallait bien qu’au moins un livre mette à mal mes préjugés… J’étais persuadée de détester l’auteur mais on a fait un tel baratin autour de ce livre et la quatrième de couverture était tellement intrigante que je me suis finalement lancée. Et heureusement pour moi parce que ce premier Stephen King ne sera certainement pas le dernier ! En plus, l’auteur est prolifique et la bibliothèque de mes parents plutôt bien remplie !



D’un point de vue purement bloguesque, je suis ravie de tous les échanges et c’est bien ce qui me pousse à continuer d’écrire quelques articles de temps en temps pour garder Libre et ris à flot !
Je ne pourrais jamais assez remercier mes fidèles lecteurs ou simples passants qui sont les véritables architectes de ce blog.

2011 c’est… 13 406 visiteurs uniques, venant des quatre coins des coins du monde ! Majoritairement de France bien sûr, mais aussi d’Allemagne (979 visites !), ou même de Chine, de La Barbade, du Liban, du Kyrgyzstan et bien d’autres encore !

Les principaux sites référents sont Facebook (très étonnant, sachant que je n’y suis pas…), Cowblog et Livraddict !
2 401 visiteurs ont atterris par ici via un moteur de recherche et ce n’est pas moins de 1 773 mots-clefs qui m’ont fait sourire toute l’année ! Si je vous dis que le mot-clef en tête est « Ian Somerhalder », hum… ?

Les articles les plus lus sont Côté face d’Anne Denier, ma PAL et Les Raisins de la colère de John Steinbeck.



Merci encore à tous, et bonne année !

#Publié dans Blabla livresque le 08/01/2012 à 18:56 | 29 illustrations

Journal d’un vampire, tome 1
de
L. J. Smith


http://libre-et-ris.cowblog.fr/images/Couvertures/JournaldunvampireT1.jpgTitre original : The Vampire Diaries : The Awakening and The Struggle
Publié en 1991 (version originale) / 2009 (version française)
Traduction d’Agnès Girard

L’auteur : Lisa Jane Smith (connue également comme Ljane Smith, Lisa Smith ou L. J. Smith) est une écrivaine américaine vivant en Californie. Ses livres sont destinés aux jeunes adultes et combinent une multitude de genres : horreur, science-fiction, fantasy, romance.
Source : Wikipédia


Quatrième de couv’ : Dès l'arrivée de Stefan Salvatore à Fell's Church, Elena, la reine du lycée, se jure de le séduire. D'abord distant, le garçon aux allures d'ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante… et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu'il aimait l'a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon.
Des évènements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L'histoire est-elle amenée à se répéter ?
Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l'amour d'une même femme. Un triangle amoureux d'une dangereuse sensualité.

Avis personnel : Alors que je commence tout juste à rédiger cette chronique, cela fait maintenant un peu plus de trois mois que j’ai terminé ce livre.
Inutile de préciser que mon avis manquera cruellement de détails puisque j’ai quasiment oublié la totalité de l’histoire (mais c’était déjà le cas deux jours après avoir l’avoir lu étant donné l’intérêt…).

Bref, Le journal d’un vampire est une saga qui n’est pas toute jeune puisque le premier tome est sorti en 1991 (je n’étais même pas encore née, c’est pour dire !) mais c’est avec le succès grandissant de Twilight qu’elle a gagné à être connue.
L. J. Smith peut donc remercier Stephenie Meyer pour le tremplin et lui dédier tous ses livres qui pullulent dernièrement en librairie.

Pour ma part, j’ai découvert ce roman plutôt par hasard – déniché dans une brocante avec le second tome par ma mère ma soeur apparemment – et ne l’ai lu que par curiosité, ayant bien aimé la série dérivée qui reprend le titre original : The Vampire Diaries.
Autant le dire tout de suite : livre original et série n’ont absolument aucun point commun. Là où la série a réussi à rendre la plupart de ses personnages attachants (même la pire des pimbêches !), avec une intrigue qui tient la route, le livre est totalement creux : personnages insipides, histoire prévisible et narrée sans aucun goût.

Par où commencer ?
Elena est une jeune lycéenne de la ville de Fell’s Church. Aux antipodes de l’Elena de la série, elle s’avère être une petite peste qui ne pense qu’à la mode, aux garçons, aux fêtes et autres superficialités du genre.
Superficialité qui se trouve accrue avec l’arrivée de Stefan Salvatore, jeune homme pour le moins séduisant – et vampire accessoirement… Il va sans dire qu’Elena n’a alors plus qu’un unique but dans la vie : conquérir l’élu de son cœur ! Tous les stratagèmes sont bons pour arriver à ses fins : œillades appuyées, T-shirt moulant et draguette à la sortie des cours (que la demoiselle suit assidûment).
Mais quelle désillusion ! Stefan rejette toutes ses avances et pire encore, ne cache pas son dédain pour la jeune fille.
Elena reste bouche bée devant une telle effronterie : « L’inconnu s’engagea dans le couloir sans l’honorer d’un seul regard. Dès qu’il fut hors de vue, un concert de chuchotements s’éleva. Elena était trop interloquée pour y prêter attention : il était passé devant elle en l’ignorant ! […] Elle était encore sous le choc. Il ne lui avait même pas jeté un coup d’œil… Elle ne se souvenait pas avoir été traitée ainsi par un garçon. Tous la dévoraient des yeux, sans exception ! Certains sifflaient d’un air admiratif, d’autres osaient lui parler, d’autres encore ne faisaient que la contempler. Et elle avait toujours trouvé ça parfaitement normal. »

Mais heureusement pour les deux tourtereaux, Stefan ne tarde pas à se rendre compte du charme irrésistible d’Elena et c'est grâce aux nombreuses rencontres inopinées (que le destin fait bien les choses, tout de même) qu’ils tombent irrémédiablement amoureux l’un de l’autre.

Bref, tout aurait pu aller au mieux dans le meilleur des mondes si seulement il n’y avait pas eu toutes ses attaques sanglantes aux alentours de la ville. Attaques qui, curieusement, coïncident avec l’arrivée se Stefan à Fell’s Church.
Pour Elena, c’est la consternation : « Oh, mon-amour-de-ma-vie est-il le responsables de tous ces horribles-crimes-terriblement-dégoûtants ? ». Mais la jeune fille, futée, découvre rapidement l’existence d’un autre vampire – prénommé Damon – qui n’est autre que le frère de son cher et tendre…
Les deux vampires n’ayant pas un passé très heureux (ils s’entredéchirent depuis des siècles pour avoir été trahi par la même femme), Elena ne doute pas un instant de l’innocence de son âme sœur.

…Et pour savoir la suite, il faudra le livre. Il n’y a pas de raison que je sois la seule à le subir !

Trêves de plaisanteries.
L. J. Smith partait avec un bon potentiel, même si depuis le succès de Twilight, l’histoire paraît très conventionnelle et sans grande originalité. Et pourtant, elle est parvenue à gâcher toute l’histoire par des raccourcis beaucoup trop faciles, des événements qui surgissent bien trop rapidement et sans succession vraiment cohérente…
Seule la fin relève un peu le niveau avec plusieurs révélations qui sont diamétralement opposées avec la ligne directrice de la série. Ce cliffhanger pourrait pousser quelques lecteurs à poursuivre l’aventure, ce que je ne ferais pas à moins que ma PAL soit à sec (ce qui n’est, pour l’instant, pas vraiment le cas).

L’amourette entre Elena et Stefan aurait pu être intéressante mais l’auteure a même réussi à passer à côté de ça ! Ce qui devait être le fil conducteur de la série, une tension permanente entre les deux protagonistes, n’est qu’un vague ressenti et seulement un prétexte pour rapprocher les deux héros.

En ce qui concerne l’écriture, elle est tout simplement d’une banalité affligeante. En relisant quelques passages, je dirais même qu’elle est ridicule : il m’est arrivé plus d’une fois de sourire devant certaines tournures totalement inappropriées. Ce qui s’annonçait au premier abord comme le journal d’un vampire se retrouve être un récit à la troisième personne avec le point de vue d’Elena, soit le personnage le moins intéressant qu’il soit.
Autre gros raté : la relation Stefan-Damon. Je conçois bien qu’on ne soit qu’au premier tome qui ne pose que les prémisses d’une longue série mais cette fratrie est le pilier de l’œuvre et elle est, je trouve, bien trop peu mise en avant.
D’un point de vue purement stylistique (vocabulaire, syntaxe), il n’y a rien à dire car il aurait mérité d’être davantage travaillé pour ne pas se contenter de reposer sur un fond déjà bancal.

En bref : Comment dire… ? Une déception serait un mot bien trop faible… Rien, absolument rien n’a su me convaincre dans ce livre : une histoire assez mal menée, des personnages antipathiques (Elena) ou malheureusement inintéressants (Stefan et Damon), une écriture de tout ce qu’il y a de plus basique…
La série dérivée – The Vampire Diaries – qui s’éloigne rapidement de l’œuvre originale est bien meilleure et corrige tous les (nombreux) défauts de la série.

Liens : L. J. Smith (Officiel) (Anglais)




Et pour terminer en beauté… Une petite devinette !
Quel extrait ci-dessous correspond à la description de Stefan Salvatore ?
(Attention, très dur)

1. « Il était de taille moyenne, et avait la poitrine très large, la figure sombre, les traits durs, le front soucieux. Ses yeux et ses sourcils contractés indiquaient une nature généralement emportée, et mécontente pour le moment. »

2. « Les cheveux ondulés encadraient un visage aux traits si fins qu’il ressemblait aux profils de la Rome antique frappés sur certaines pièces de monnaie. Des pommettes saillantes, un nez droit… et une bouche irrésistible ; la lèvre supérieure était sculptée à la perfection, révélant à la fois sensibilité et sensualité. »

3. « Voilà un fameux gaillard ! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. »

#Publié dans Bit-Lit & Young Adult le 17/12/2011 à 22:59 | 14 illustrations

A comme Association, tome 5 : Là où les mots n’existent pas
d'Erik L’Homme

http://libre-et-ris.cowblog.fr/images/Couvertures/AcommeAssociationT5.jpgPublié en 2011

Autres tomes et articles connexes :
1/ La pâle lumière des ténèbres
2/ Les limites obscures de la magie
3/ L’étoffe fragile du monde
4/ Le subtil parfum du soufre
5/ Ce qui dort dans la nuit

L’auteur : Erik L'Homme est né il y a une quarantaine d'années dans les montagnes du Dauphiné. Une enfance drômoise, au contact de la nature et des livres, lui a donné le goût des escapades en tout genre. Parti sur les traces des héros de ses lectures, bourlingueurs et poètes, ses pas l'ont entraîné aux portes de l'Asie centrale, sur la piste de l'homme sauvage, et jusqu'aux Philippines, à la recherche d'un trésor fabuleux. De retour en France, il a entrepris la rédaction d'une thèse de doctorat d'Histoire et civilisation. Il a ensuite travaillé comme journaliste dans le domaine de l'environnement. Le succès de ses romans pour la jeunesse lui a permis de vivre de sa plume et de partager son temps entre l'écriture, les voyages et les longues marches. C'est en 2008, un soir de décembre, que Pierre Bottero et lui ont imaginé une série fantastique dont ils signeraient alternativement les livres. A comme Association était né.

/!\ Attention, méga-spoiler dans la quatrième de couverture et à travers l’intégralité de ma chronique !

Quatrième de couv’ : Alors qu'ils profitent tous les deux du soir de Noël, Ombe et Jasper sont les victimes d'une attaque violente. C'est un choc terrible pour Jasper, qui se retrouve seul et affaibli.
Déterminé à découvrir l'identité de leurs mystérieux agresseurs, obnubilé par l'idée de se venger, Jasper se lance dans une folle poursuite.
Mais comment atteindre son but quand l'Association vous lâche, et qu'on ne peut compter pour survivre que sur un vampire peureux, une harpie revêche et les livres de sorciers disparus depuis longtemps ?
Il faudra à Jasper beaucoup de courage pour surmonter les obstacles qui se dressent devant lui, à commencer par sa propre colère et son immense chagrin…

Avis personnel : Bon bon, ce billet risque d’être fort laborieux étant donné que ma lecture date maintenant de plusieurs mois… Vu la brièveté du livre et les nombreuses actions qui s’y déroulent, je serais bien incapable de retracer tous les événements qui surviennent !
Je n’en parlerais donc que très superficiellement, m’attachant peut-être davantage à des détails qui m’ont marqué.

Premier roman de la série qui suit la mort de Pierre Bottero… roman qui de ce fait, se place dans une situation inévitablement très particulière.
Erik L’Homme nous avait informé dès le premier tome qu’il continuerait la série malgré l’absence de son ami et s’il était pour moi évident que seul le point de vue de Jasper serait conservé, je pensais qu’il vivrait tout de même ses aventures en compagnie d’Ombe.
Je n’ai pas pu m’empêcher de lire la quatrième de couverture à la sortie de ce dernier tome et je n’ai pas pu croire ce que j’y ai découvert. Malheureusement, mon frère m’a vite confirmé la chose… Ombe disparaît bel et bien dès les premières pages.

Souvenez-vous, Pierre Bottero nous avait laissé dans le quatrième tome avec une soirée très touchante où Jasper et Ombe apprenaient à se connaître et s’apprécier et c’est par une virée en moto que le livre se terminait.
Il semblerait qu’Ombe n’ait pas survécu à l’attaque de l’homme au taser… Pour Jasper, c’est l’hécatombe. Comment ne pas culpabiliser ? Comment rester à sa place et ne rien faire ? Comment faire confiance à l’Association, qui semble bien plus au courante de ce qui se trame que ce qu’elle laisse paraître…
Malgré ses blessures – qu’elles soient physiques ou morales – et les recommandations de ses supérieurs, Jasper se lance seul à la poursuite de son agresseur. Seul ? Pas totalement ! La voix d’Ombe résonne toujours dans sa tête pour le guider…

Finalement assez peu d’actions comparé aux tomes précédents puisque Jasper n’agit pas cette fois sur ordre de l’Association, pour une mission (approuvée ou non, d’ailleurs). Pas d’Anormaux surpuissants à arrêter ou de réseaux de contrebandes à démanteler. Non, juste une amie à venger.

Nous avons tout de même notre lot de révélations : sur Jasper, sur l’Association, sur ses ennemis mais encore bien trop peu à mon goût !
Je ne sais pas encore combien de tomes a prévu Erik L’Homme mais il me semble que cela tourne autour de huit. A plus de la moitié, il y a toujours des tonnes de questions en suspense et bien peu d’éclaircissements… On commence tout juste à cerner les mystères qui entourent Jasper et l’Association et j’espère que les résolutions ne seront pas bâclées.

Les personnages secondaires comme Walter, Mademoiselle Rose ou encore le Sphinx sont nettement mis plus en avant que d’ordinaire et ça, c’est vachement chouette.

J’ai aussi été un poil déçue par les tous derniers rebondissements concernant Jasper. Je ne sais pas encore ce que nous a réservé Erik L’Homme pour la suite mais j’espère qu’il ne s’agit pas encore d’une énième histoire de modifications génétiques et d’adoption…
Bref, j’espère le découvrir très rapidement avec le sixième tome !

Pour finir, j’aimerais parler plus longuement d’Ombe, et de son absence.
Contrairement à beaucoup, je n’ai pas adulé ce cinquième tome et mon préféré reste le quatrième pour l’instant.
Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais le malaise était présent tout au long de la lecture… Les interactions d’Ombe avec Jasper à travers de brèves pensées m’ont semblé pesantes, presque malsaines tant Jasper s’y accroche pour poursuivre sa « mission ».

Mais à travers la mort d’Ombe, c’est la mort de Pierre Bottero que l’on ressent. Finalement, c’est un immense hommage qu’Erik L’Homme rend à son ami avec l’intégralité de ce cinquième tome.
D’ailleurs, si j’avais toujours adoré les titres que je trouvais très poétiques dont le sens me restait obscur, celui-ci est limpide : Là où les mots n’existent pas.
Non, il n’existe pas de mot pour retranscrire la peine de Jasper, avec la perte d’Ombe et notre peine à tous, avec celle de Pierre.
Erik L’Homme prend un tournant risqué pour la suite des aventures de Jasper sans Ombe à ses côtés mais il s’agissait là d’un passage obligé pour tourner la page et aller de l’avant.

J’aimerais saluer une nouvelle fois le travail d’écriture de l’auteur qui s’avère cette fois beaucoup plus subtile, se rapprochant d’ailleurs forcement de celle de Bottero. Très peu de blagues faciles et lourdingues mais un humour léger et savamment dosé percevables sous la tristesse et le chagrin, eux bien tangibles.

En bref :
Un cinquième tome qui marque un tournant dans la saga : des révélations sur Jasper et sur l’Association, des personnages secondaires propulsés en avant et une suite qui s’annonce pleine de rebondissements ! Mais Là où les mots n’existaient pas, c’est aussi plus de psychologie, une écriture plus douce et un formidable hommage.

Liens : A comme Association

#Publié dans Fantasy le 05/11/2011 à 23:24 | 10 illustrations

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