Divergent, tome 1
de Veronica Roth
Titre original : Divergent
Publié en 2011 (version originale & française)
Traduction d’Anne Delcourt
L’auteur : Veronica Roth est une auteure américaine né le 19 août 1988. Elle a étudié l’écriture créative à Northwestern University et son premier roman, Divergent, a été publié en mai 2011.
Quatrième de couv’:
Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.
Avis personnel : Quiconque suit un peu l’actualité littéraire n’aura pas pu échapper à la déferlante de Divergent sur la blogosphère ! Que ce soit en anglais pour les bilingues ou grâce au service presse de Nathan, les avis sont unanimes : il faut lire Divergent !
C’est la première fois que j’ai l’occasion de lire un livre en avant première et c’est une excellente expérience : un grand merci à Livraddict et aux éditions Nathan pour l’envoi des épreuves non corrigées !
Encore une fois, Divergent est un roman dystopique plutôt dirigé jeunesse, à la manière de Hunger Games qui a remporté un franc succès du côté français. Le roman de Veronica Roth est bien parti pour suivre le chemin de son aîné…
L’histoire de Divergent prend place dans un monde parfaitement réglé et découpé dans un système de classes appelées « factions » qui doivent leur nom aux qualités de leurs membres. Ainsi, nous pouvons trouver les Altruistes, les Fraternels, les Erudits, les Sincères et les Audacieux. Inutile d’expliquer les différents caractères des Chicagoans : les noms sont suffisamment explicites.
Tris, l’héroïne, appartient depuis son enfance à la faction des Altruistes et les habitudes de sa famille commencent à lui peser. Se contempler dans un miroir apparaît comme égoïste et tous les habitants portent la même tenue grise et informe. Difficile de ne pas envier les petits Audacieux qui ont l’air de tant s’amuser en sautant des trains en marche…
Mais la faction dans laquelle les enfants naissent ne leur est pas obligatoirement assignée pour toute leur vie. Quand ils atteignent seize ans, chaque adolescent subit un test pour orienter son choix futur. Dans la très grande majorité, les résultats concordent avec la faction d’origine et les concernés choisissent d’y rester mais il y a parfois des transferts.
Le cas de Tris est encore plus particulier puisque ses tests ne se sont pas révélés concluants : elle est Divergente, c’est-à-dire qu’elle possède des aptitudes pour plusieurs factions. Cette singularité la rend dangereuse et pour survivre, elle doit se cacher et n’éveiller aucun soupçon…
Ce « découpage » en factions m’a paru plutôt pertinent et présente en effet un monde bien dystopique. A première vue, chaque faction semble être le paroxysme d’une qualité, mais aller vers les extrêmes peut s’avérer mauvais, même si à la base il s’agit d’une grande vertu. Par exemple, les Fraternels sont bien gentils mais plutôt naïfs ; les Erudits assoiffés de connaissance mettent au point des armes dangereuses et créent des rébellions (la bombe atomique est un excellent exemple pour notre monde) ; les Sincères s’avèrent blessants et vexant par trop de franchise ; les Altruistes sont sans défense tant ils pensent d’abord à autrui et les Audacieux tendent davantage vers la témérité et la cruauté que vers le courage… Drôle d’idéalisme !
Quand je me questionne, je n’arrive pas à déterminer une faction qui me plairait et je m’estime davantage Divergente, voire sans-faction, plutôt que classée dans un moule spécifique.
L’histoire est en elle-même bien menée, avec un rythme assez soutenu, sans temps morts et qui fait de Divergent un roman très « addictif » qui se dévore en moins de deux !
Par contre, l’intrigue est somme toute assez banale et suit le schéma classique des livres jeunesse et contre-utopiques… J’ai rarement été surprise par les événements ou par les choix de héros tant ceux-ci me paraissaient évidents dès le début. Un peu plus de suspense serait agréable pour la suite !
Du côté des personnages, j’ai bien sûr apprécié Tris, l’héroïne. Puisqu’elle est Divergente, elle possède plusieurs qualités qui ne tendent pas vers l’extrême et elle est de ce fait très vite attachante. Elle apparaît beaucoup plus « humaine » que la plupart des personnages que l’on croise au cours du roman, faisant des erreurs et se questionnant sans cesse sur ses sentiments, ses proches, son avenir.
Tris est courageuse et déterminée : elle n’a pas froid aux yeux et ça me plaît ! J’ai déjà comparé Divergent à Hunger Games plus haut et cela se ressent une fois de plus au niveau des personnages : Tris a beaucoup de similitudes avec Katniss…
Le personnage masculin le plus important est Quatre, chargé de la formation des novices Audacieux.
Je suis plus mitigée concernant ce personnage puisqu’il apparaît finalement comme très classique… Des garçons un peu mystérieux, doués dans leur domaine, charmeurs et romantiques, protecteurs mais cachant des faiblesses… Bref le stéréotype même du héros adolescent qui fait craquer toutes les filles. Une ficelle un peu trop facile à mon goût… mais ça marche.
Pour finir, le style de l’auteur n’est pas ce qui fait le point fort de l’histoire – comme dans tout roman jeunesse dans leur majorité – mais il porte très bien l’histoire et on ne lui en demande pas plus ! De ce que j’ai pu juger, la traduction me semble très correcte, rien à redire là-dessus non plus.
La fin du roman survient un peu trop brutalement et laisse encore planer beaucoup de questions ; questions qui seront – j’espère – résolues dans le tome 2 !
D’ailleurs, que ce soit pour ce tome-ci ou le prochain à venir, je trouve les couvertures particulièrement jolies, ce qui n’enlève rien au plaisir de lire le livre…
Bref, vous avez compris : à lire d’urgence dès le 6 octobre !
En bref : Un premier tome ma foi plutôt sympathique qui met en place un univers dystopique recherché et intéressant. Les personnages sont rapidement attachants (notamment l’héroïne Tris), même si la plupart sont trop peu développés et assez banals. J’en attends davantage avec le second tome, maintenant que les bases sont posées !
Encore une fois, un grand merci à Livraddict et aux éditions Nathan !
Liens : Veronica Roth Books (Anglais), Veronica Roth (Anglais)



Enfin bref c'était le commentaire ralant du jour !